19 avril 2008
Les délices du Silence
Après les bienfaits de ces petites pauses-café qui sont nécessaires pour le moral et qui flattent nos sens... Il existe une pause nettement supérieure en bénéfice personnel: celle du Silence.
Cette pause est pour moi, indispensable, voire "vitale".
Aujourd'hui, début des congés scolaires sur notre région, inutile de préciser qu'autour de nous, le bruit fait déjà ses premiers ravages:éclats de rire ou coups de marteau jusqu'à pas d'heures, musique ou émissions de TV à fond, sonneries de téléphone, de four, de sèche-linge ou autre ici ou ailleurs parce qu'il fait doux et que les fenêtres sur cour sont largement ouvertes...
Dehors, en plus du "trafic" toujours bruyant, hurlent les éternelles sirènes de pompiers, police, services d'urgences. Notre monde est vraiment très agité !
Il est primordial de faire taire ces bruits, obtenir un silence "fonctionnel" (un remède : boules Quies).
Mais je veux surtout parler "de ces silences irremplaçables, de ceux qui font vivre..." et "du silence intérieur qui est la condition d'une présence à soi-même, qui ouvre à la présence aux autres et à Dieu".
"Le silence, c'est notre vie pressentie en sa source, là où, inaccessible, elle inaugure en nous, comme une sève, sa montée irrésistible et irradiante." jean de la Croix Robert (extrait de ce très bel article L'espace infini du silence ici)
Et si vous aussi, vous recherchez le silence(surtout intérieur) : Voici deux extraits de La valeur du silence(Taizé), lu ici.
"Comment parvenir au silence intérieur ? Parfois nous nous taisons, mais, au dedans, nous discutons fort, nous confrontant avec des partenaires imaginaires ou luttant avec nous-mêmes. Tenir son âme en paix suppose une sorte de simplicité : « Je n’ai pas pris un chemin de grandeurs ni de prodiges qui me dépassent. » Faire silence c’est reconnaître que mes soucis ne peuvent pas grand-chose. Faire silence, c’est laisser à Dieu ce qui est en dehors de ma portée et de mes capacités. Un moment de silence, même très bref, est comme un repos sabbatique, un saint arrêt, une trêve du souci".
"Peut-être nous évitons parfois le silence, lui préférant tout bruit, des paroles ou des distractions quelles qu’elles soient, parce que la paix intérieure est une affaire risquée : elle nous rend vides et pauvres, elle dissout l’amertume et les révoltes, et nous conduit au don de nous-mêmes. Silencieux et pauvres, nos cœurs sont conquis par l’Esprit Saint, emplis d’un amour inconditionnel. De manière humble mais certaine, le silence conduit à aimer".
Merci de votre visite !
Très bon week-end !Très bonnes vacances aussi à celles et ceux qui en prennent et à tous de belles pauses silencieuses :)) !







